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Association de capoeira PALMARES de Paris. Réponses à quelques questions... |
MISE A JOUR LE 27 MAI 2006
Vous pouvez faire un cours d'essai gratuit quand vous voulez. On ne vous demandera que de remplir une fiche de renseignements. Si notre groupe vous convient, vous pourrez soit vous inscrire pour l'année, soit prendre quatre cours d'initiation à la capoeira. On donne le montant des cotisations par téléphone au 0142 396 436. Demandez aussi le code de la porte...retour en haut
Nous prenons des débutants à toute époque de l'année. Après leurs premiers pas avec un moniteur, ils sont aidés par les plus avancés. Nous préférons les personnes qui n'ont pas d'expérience de la capoeira. Chaque groupe de capoeira a ses méthodes, donc il est en général plus difficile de s'adapter lorsqu'on a commencé la capoeira par un autre bout, que lorsqu'on suit le chemin d'un même groupe.
Les capoeiristes sont invités à nous rendre visite. S'ils désirent rester avec nous, il doivent en parler à Lúcia, qui peut les accepter ou leur conseiller un autre groupe. retour en haut
Il y en a bien d'autres qui ont commencé la capoeira plus tard. retour en haut
Dans notre groupe les capacités athlétiques sont très variées. Chacun fait avec ce qu'il a. Il n'est pas nécessaire d'être un athlète de haut niveau.
L'entraînement peut améliorer votre état physique et mental. Il faut l'adapter à vos capacités : personne n'est obligé à faire tous les exercices. Il vaut mieux être humble et courageux pour progresser. retour en haut
Aucun équipement n'est nécessaire. N'importe quelle tenue qui permet d'être à l'aise pour bouger fait l'affaire. En général on porte un pantalon léger et mou et un T.shirt. Soutien-gorge sport recommandé pour les femmes.
On joue pieds nus ou avec des chaussures. Si vous voulez vous entraîner chaussés, respectez les planchers et ceux qui sont dessus: utilisez des chaussures à semelle lisse, et propres – pas celles de la rue.
Beaucoup de groupes imposent une tenue blanche et nous respectons cette exigence quand nous leur rendons visite. L'association a des pantalons et des T-shirts marqués à son logo. retour en haut
Les enfants seront plus à l'aise et profiteront mieux dans un groupe d'enfants. retour en haut
Avec de nombreux capoeiristes et des auteurs très reconnus comme Waldeloir Rego ou le docteur Decanio nous croyons qu'il n'y a qu'une seule capoeira: capoeira é uma só.
L'opposition entre l'école Capoeira Regional créée il y a plus de soixante-dix ans par mestre Bimba et l'école traditionaliste "Angola" de mestre Pastinha cache les véritables différences entre les pratiques de la capoeira. Rien n'est plus facile que de se couvrir d'une étiquette; la capoeira s'adapte sans cesse à son environnement, on interprête les oppositions du passé pour justifier ses options. Notre capoeira vient d'un milieu où les distinctions savantes entre "capoeira Angola" et "Regional" passent un peu au dessus de la tête, où on adopte sans se gêner les mots à la mode, et où on fait ce qu'on doit faire dans la roda. C'est un esprit d'indépendance que nous avons toujours connu dans la capoeira.
La capoeira a du sucre, du sel et du piment en quantité variable selon les gens. Même dans son propre groupe, on entre dans la ronde prêt à tout ce qui pourrait arriver – pronto para o que desse e viesse. Pour éviter les ennuis, on respecte des gens, pas des règles.
Comme dit le poète: "Certains donnent des remèdes, d'autres des poisons. Difficile à dire. Il faut goûter".
Vous pouvez lire notre point de vue dans l'introduction sur la page de base de notre
site www.capoeira-palmares.fr.
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Auprès de vos professeurs et de vos camarades. Nous déconseillons d'apprendre les paroles en les lisant. L'important dans la musique de capoeira, c'est le rythme. Le texte écrit n'indique pas les syllabes longues ou courtes et celles qu'il faut accentuer. Dans un mot français, on accentue la dernière voyelle sonore. Dans un mot portugais, c'est l'avant-dernière, sauf si un accent en indique une autre. De plus une chanson possède un rythme propre, ce qui veut dire que certaines syllabes sont accentuées plus fortement que d'autres. Rien ne l'indique avec certitude dans un texte. retour en haut
Une autre question? envoyez un courriel...
Manoel dos Reis
Machado, mestre Bimba, Salvador (Bahia), 1899 —
Goiânia (Goias), 1974. De réputation bien
établie dès la fin des années 1920, il
enseigne et participe à des luttes organisées en
public. En 1932 il dépose une demande d'autorisation
d'exploiter un établissement où il enseignera la Luta Regional Baiana
. Il évite le terme capoeira parce que celle-ci, interdite sur la place
publique par une loi, est poursuivie en tous lieux par la police,
et le terme gymnastique parce qu'il ne possède pas
les qualifications d'un professeur. Le terme lutte
convient à son tempérament combatif (comme dit son
élève le docteur Decanio); préciser
régionale de Bahia lui garantit que des inconnus de
Rio ou d'ailleurs ne viendront pas lui dire ce qu'il a à
faire. Son école, où des élèves,
souvent étudiants et de classe moyenne, se mettent à
l'étude du patrimoine gestuel afro-brésilien, est un
succès. Dans les années 1950 et suivantes, des
académies de capoeira regional s'ouvrent
dans tout le Brésil. Bien entendu, ce n'est
déjà plus l'enseignement de mestre Bimba en personne,
mais l'interprétation de ses élèves,
influencée aussi, bien entendu, par ce que leurs propres
élèves ont envie d'apprendre. Le courant qui, au
Brésil, considère la capoeira comme un sport de
combat, sans plus, se réclame de mestre Bimba. Ils oublient
que celui-ci exigeait que l'on suive le rythme du berimbau, dont
il fut un des meilleurs joueurs de son temps. Voir
vidéo de mestre
Bimba dans son académie en 1966.
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Vicente Ferreira
Pastinha, Salvador (Bahia), 1889 — Salvador (Bahia)
1981. Les débuts de mestre Pastinha sont obscurs; sa
période de plus grande activité remonte au temps de
la persécution de la capoeira. Confrontés au
succès de l'académie de Bimba, un groupe de
capoeiristes fameux de Salvador se réunit pour fonder une
académie en 1941. Ils craignent que les innovations de Bimba
son adaptation à la compétition sur le ring et à la jeunesse aisée (et blanche) ne
perde l'esprit de la capoeira. Cette tentative échoue. Les
capoeiristes de Salvador s'entraînent et se retrouvent
à leurs points habituels, et, à partir de la fin des
années 1940, dans le baraquement que Waldemar a ouvert dans
le quartier de Liberdade, pour y accueillir les capoeiristes et les
touristes qui veulent voir la capoeira. Au
début des annés 1960, Pastinha ouvre à nouveau
une académie "traditionnelle", c'est-à-dire,
où l'influence des lettrés folkloristes se fait
sentir. En 1968, malgré l'adhésion de deux
capoeiristes exceptionnels, João Grande et João
Pequeno, son académie est pratiquement en décadence
alors que les écoles de capoeira de tous styles et de tout
type de clientèle se sont multipliées. Pastinha meurt
au bord de la misère à Salvador en 1981. Quelques
années plus tard, sa figure devient l'embléme d'une
capoeira qui, contrairement à celle qui s'est
diffusée dans le reste du Brésil, affirme son
ethnicité afro-brésilienne. Voir une
vidéo: démonstration
du groupe de mestre Pastinha en 1963.
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Lúcia a appris la capoeira dans le quartier périphérique de Massaranduba. Comme dans tous les quartiers populaires, on y enseigne la capoeira sans sentir le besoin de se ratacher à une ligne, et en évitant si possible de se voir imposer des pratiques par autrui. Chacun est différent — cada um é cada um. retour
Le poète français René Char (1907--1988). retour
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