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Association de capoeira PALMARES de Paris.

Capoeira Palmares - Paris

Groupe de capoeira à Paris de 1996 à 2010.

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Revu :  24 avril 2015.


sur ce site:

par

timbre Lúcia

Lúcia Palmares, de Salvador, Bahia, élève de Mestre Nô.

timbre Pol

Pol de Paris, élève de l'Association Capoeira Paname (Maître Beija-Flor).

Falamos português -- We speak english.

Lucia Palmares & Pol Briand
3, rue de la Palestine 75019 Paris
Tel. : (33) 142 396 436
Mail : polbrian@capoeira-palmares.fr

Notre capoeira en bref: jeu à deux en musique, danse, lutte. Le rythme de l'arc musical berimbau, suivi par les percussions et le chant rythmique, oriente le jeu. Nous suivons la tradition populaire de Bahia (cidade baixa) d'une capoeira basée sur l'esquive, l'astuce et la feinte permises par un corps et un esprit souples et flexibles.


Capoeira -- Lutte et danse afro-brésilienne

Lucia enseigne la capoeira

Origine de la capoeira

A partir de 1550, les Portugais transportent au Brésil des Africains réduits à l'esclavage afin d' exploiter les richesses du pays. Ces travailleurs captifs traités pire que le bétail, fouettés, torturés, sans droits, sont tués à la tâche. Les jeunes hommes qui arrivent survivent en moyenne moins de dix ans.

Leur résistance, constante, s'exprime avec éclat de 1640 à 1695. La communauté insurgée de Palmares résiste aux expéditions lancées contre elle. C'est l'origine du nom que nous avons choisi pour notre groupe, suivant l'exemple du maître de Lúcia, Mestre Nô.

Vers 1789, le mot capoeira apparaît dans les registres de la police de Rio de Janeiro. Ces "exercices de lutte et de dextérité corporelle" pratiqués par des Nègres esclaves ou libres inquiètent l'autorité. Les suspects sont poursuivis et cruellement fouettés.

jogar capoeira par RugendasA partir de 1808, l'entrée du Brésil est autorisée aux étrangers ; en 1825, un artiste voyageur décrit "jogar capoeira ou la danse de la guerre", réprimée par la police comme toutes les autres activités bruyantes des Africains. Les "gens de bien" confondant toutes les activités illégales, cinquante ans après à Rio le mot capoeira désigne un membre d'une des bandes rivales qui sèment la confusion de temps à autre dans les rues.

En 1865-70, le Brésil et l'Argentine attaquent le Paraguay. De nombreux capoeiras sont désignés volontaires pour aller lutter et mourir pour la Patrie. Les anciens combattants créent de nouvelles turbulences. En 1875, dans un Brésil à 60% nègre, les journaux de Rio s'inquètent des capoeiras, la police la poursuit, mais des politiciens les utilisent pour "convaincre" les électeurs (1% de la population est assez riche pour voter).

L'esclavage est aboli le 13 mai 1888 après une campagne de cinq ans qui est devenue une véritable révolution ; les anciens propriétaires d'esclaves deviennent soudain républicains. Le 15 novembre 1889, l'Empire du Brésil est renversé par un coup d'Etat militaire. Des centaines de cariocas (habitants de Rio) sont envoyés au bagne pour capoeira, puis celle-ci est interdite par une loi.

Cependant, certains écrivains voient en elle l'équivalent brésilien de la boxe anglaise, de la savate française, etc... Ils réclament sa réhabilitation en tant que sport. A partir de là on appelle le marginal plutôt malandro que capoeira.

Le jeu de capoeira vit plus ou moins caché jusqu'en 1930. La dictature de Getúlio Vargas va l'utiliser comme un symbole national. Des plumitifs officiels écrivent son histoire en mélangeant tous les sens du terme et en l'associant non plus au Nègre, mais au métis.

A Salvador, la plus grande ville du Nordeste brésilien, les Afro-Brésiliens n'ont pas été noyés comme à Rio et à São Paulo dans la masse des immigrés d'Europe. C'est là qu'on trouve le jeu de capoeira à peu près comme nous le connaissons, avec accompagnement musical. Maître Bimba y a ouvert dès 1932 la première "Académie de lutte régionale de Bahia". Il adapte l'héritage de la capoeira afin de satisfaire les conceptions sportives et hygiéniques d'élèves qui viennent de familles influentes. Il veut vivre de l'enseignement de la capoeira et il ne craint pas les critiques. Son succès pousse d'autres à créer à leur tour des académies. L'enseignement informel, de coin de rue, reste la formation de base des capoeiristes. Les académies ne vont prospérer qu'à la fin des années 1950. A cette époque, Maître Pastinha jouit de l'approbation de folkloristes qui voient en lui un gardien de la tradition Afro-Brésilienne, et de l'attention des journaux, qui s'adressent souvent à lui. La plupart des maîtres célèbres, Juvenal, Cobrinha Verde, Waldemar da Paixão, Canjiquinha, font ce qui leur plaît sans se soucier du nom de la chose.

De Salvador, les capoeiristes de Bahia partent dans les années 50 à la conquête du Brésil. Les pratiquants de jeux du même genre qui existent dans d'autres régions se ralient au succès de la capoeira de Bahia.

Dans les années 70, sous la dictature militaire, le courant qui veut transformer la capoeira en sport avec réglements, compétitions, fédérations et diplômes domine l'actualité. Bien que la capoeira que ces sportifs pratiquent soit essentiellement différente de celle enseignée par Mestre Bimba, comme le remarque le fils de celui-ci, Mestre Nenel, ils s'intitulent Capoeira Regional. Suivant la même logique, d'autres sportifs abandonnent la capoeira pour le jiu-jitsu brésilien (famille Gracie) qui affronte les lutteurs de toutes autres disciplines.

A partir du milieu des années 80, une pratique plus globale de la capoeira, qui attache une grande importance à ses aspects moraux et culturels (en afro-brésilien : fundamentos) regagne du terrain sous l'étiquette "capoeira Angola". Les groupes qui suivent cette voie se réclament de la tradition, mais la confrontation avec les vieux films et les témoignages des maîtres montrent des transformations profondes et parfois aberrantes par rapport à cet héritage.

Aujourd'hui, la capoeira continue avec ses nombreuses lignes, dénominations, organisations et groupes informels.

Académie de capoeira

Une académie de capoeira est plus qu'un lieu où s'entraînent des sportifs.

La notion de lutte n'est jamais absente de la pratique de la capoeira. Le danger peut surgir à tout moment, même dans un jeu amical. Le contrôle que les capoeiristes parviennent à garder sur eux-mêmes pour que la violence reste limitée par le respect dû à chacun fait une bonne part de la beauté du jeu.

L'apprentissage exige un esprit fraternel dans l'académie. Cette "fraternité de roda" se constitue naturellement à travers de l'expérience partagée du risque. Elle permet d'affronter les difficultés physiques et émotionnelles, les chocs et les incidents inévitables dans l'entraînement.

Il ne s'agit pas de "laisser passer" des bêtises ou des erreurs de ses camarades pour ne pas se mettre mal avec eux, mais de se créer des partenaires à sa hauteur. On ne peut espérer croître qu'ensemble.

En dehors de la roda, il faut cultiver l'amitié et le respect. C'est aussi hors de l'entraînement que peuvent se transmettre les chansons, les histoires et les commentaires qui font vivre la capoeira.

L'apprentissage dépend de la relation avec le professeur. Cette relation est basée sur le respect. L'élève respecte le professeur qui l'aide à apprendre quelque chose qu'il ignorait. Le professeur respecte l'élève qui donne une continuité à son art, et dont les créations naïves enrichissent la tradition. Personne ne sait tout de la capoeira.

Il y a quelque chose au delà de la technique des mouvements, quelque chose qui vaut l'effort qu'il faut fournir pour y parvenir. C'est ce qui fait que la capoeira est différente des autres luttes.

Apprentissage de la capoeira

Pour apprendre la capoeira, un entraînement régulier est nécessaire. Chacun a des points forts sur lesquels s'appuyer et des faiblesses à surmonter. Observez-vous et écoutez les remarques des professeurs et de vos camarades.

En plus des leçons, on peut conseiller un travail personnel régulier. Des séances courtes et fréquentes conviennent mieux pour le développement des capacités corporelles, que ce soit la puissance musculaire, la souplesse, la coordination motrice. La capoeira fait appel à des muscles peu utilisés dans la vie courante en ville. Il est bon de les exercer régulièrement, sans leur imposer d'effort déraisonnable. La souplesse s'acquiert aussi par une pratique quotidienne. Il y a des limites naturelles, variables selon les individus; il ne faut pas chercher à les dépasser, mais on ne peut les connaître qu'en s'efforçant de les atteindre. La coordination motrice est un travail qui demande l'imagination des mouvements et la répétition de ceux qui offrent une difficulté. Le regard est important dans la capoeira, et il n'y a besoin d'aucun lieu particulier ni d'aucun matériel pour l'entraîner. La musique, les histoires, les chansons de la capoeira peuvent faire partie de votre vie quotidienne, seul ou avec vos camarades de roda.

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Lucia Palmares & Pol Briand
3, rue de la Palestine 75019 Paris
Tel. : (33) 1 4239 6436
Email : polbrian@capoeira-palmares.fr

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Note

orthographe= officiellement on écrit "capoeira" pas capueira ni capoêra ou capuêra; ces écritures ont existé au Brésil. On n'écrit pas non plus capoueira ni kapoeira, capouèra, capoeyra, capueyra, capoueyra. Il paraît que le nom vient du tupi, langue indienne du Brésil, caa-pu-era, qui veut dire à-peu-près maquis. Au Portugal, capoeira est une cage où on garde des capões=chapons=poulets. On ferait peut-être mieux de chercher une origine africaine, pour un jeu d'origine afro-brésilienne.

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